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Perpignan
Nouvelle polémique autour du mur des disparus

Voilà trois mois que le mur des disparus continu d’alimenter les polémiques. Placé au couvent des mimines, ce mémorial, censé rendre hommage aux disparus français de la guerre d’Algérie est au centre d’une nouvelle controverse. La situation ; plusieurs noms situés sur les plaques en bronze du mur des disparus, au total, cinq noms d’une même famille ne seraient jamais disparus au moment des évènements de la guerre d’indépendance. Yvan Donnat ne caché pas sa stupeur de voir gravé sur le mur les noms de son père et de sa mère, Gaston et Liberté Donat, ainsi que ceux de ses sœurs Joëlle et Colette (épouse Galléa) ainsi que celui d’Hervé le fils de cette dernière. Toutes ces personnes sont vivantes à l’exception de Gaston Donnat décédé le 5 février 2007. Une erreur surprenante et qui n’entérine pas les interrogations de beaucoup de monde, notamment d’une partie de la gauche (PC, verts, LCR, LO) très « critique sur le projet de mémorial » et qui a monté un collectif pour « refuser un musée de la mairie de Perpignan à la gloire de la colonisation ».
Mais la polémique ne s’arrête pas là. Pour Yvan Donnat, « l’histoire de ma famille témoigne de l’attachement qu’on eu mes parents pour l’indépendance du peuple algérien. Ils ont été, avec ma sœur Joëlle et moi condamnaient à mort par l’OAS, partisans de l’Algérie française. En novembre 1961, j’avais même manqué de peu d’être exécuté au cours d’un mitraillage. Mon père a toujours été, tout au long de sa vie, un internationaliste et anticolonialiste forcené alors vous pouvez imaginer que nous ne pouvons admettre que les noms de ma famille se trouvent sur le mémorial à côté des noms de personnes de l’OAS, c’est inadmissible ». Yvan Donnat annonce qu’il « en restera pas là », lui-même et sa famille viennent d’exiger par lettres recommandées auprès de la mairie de Perpignan et du cercle algérianiste que leurs noms soient effacés du mur des disparus. Ils ont même engagé des poursuites judiciaires pour réparation du préjudice moral subi ». Comme nous l’annoncions dans notre première édition couvrant l’inauguration du mur des disparus, 60 ans après, la guerre d’Algérie continue d’être source de conflit à l’intérieur même de la communauté pieds-noirs.
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