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Perpignan
Politique
La droite catalane prend sa part dans l’adoption du traité simplifié – La Gauche crie au scandale
Les parlementaires français ont adopté le mini-traité européen, encore appelé traité de Lisbonne lors d’un congrès extraordinaire réuni à Versailles. Pour la gauche départementale, la pilule a du mal à passer. Elle était pour une fois, à contrario de la tendance nationale plutôt unie pour dénoncer « le passage en force de Nicolas Sarkozy » et leur volonté rester la mise en place « d’un référendum sur l’adoption du traité européen ». Deux ans après le refus des français, particulièrement marqué dans le département (65%), le président français n’a pas voulu prendre de risque et à enclencher l’aval des deux chambres des députés (parlement et sénat) pour entériner « la relance européenne ». Au grand regret de la gauche, un comité s’était même monté « comité départemental pour un référendum », piloté par le PC et l’extrême gauche. « Nous espérions que tous les élus, quel que soit leur avis sur le contenu du traité, s’ils étaient soucieux de la démocratie, ils auraient du décider de voter non pour forcer Sarkozy à recourir au référendum afin que le peuple souverain puisse s’exprimer. Ce n’est pas une victoire pour l’Europe, au contraire, elle sort affaibli de cette mascarade, le peuple a été désavoué, ils ont contribué à creuser le précipice entre les peuples et les institutions européennes ». Concernant le parti socialiste, s’il est profondément divisé sur la question au plan national, ici, les socialistes catalans semblent répondre d’une même voie. Plutôt proche de Laurent Fabius et de Jean-Luc Mélenchon, la fédération socialiste catalane avait fait une campagne active en 2005 pour le non. Leur opinion sur la question n’a pas tellement changé, Christian Bourquin réclamait depuis longtemps au lieu d’un passage par le parlement à un nouveau vote des français, « Je suis de ceux qui pensent que le nouveau traité européen aurait du être soumis à l’avis des français par référendum, tout comme cela avait été le cas pour le précédent. Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Il faut tout de même savoir que le nouveau document n’est pas plus « simplifié » que le précédent. On voudrait faire croire aux français que des aménagements, prenant en compte le « non » massif de 2005, ont été réalisés entre fin 2005 et maintenant, on ne s’y prendrait pas autrement ». La gauche catalane n’a eu que ses yeux pour pleurer puisqu’elle n’a même pas pu prendre part au vote. En effet, sur les six parlementaires du département (4 députés et deux sénateurs) présents à Versailles, six appartiennent à la majorité présidentielle. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont salué en aparté tout particulièrement « le courage des députés de la majorité qui malgré le non très important en 2005 dans leurs villes et circonscriptions ont pris leur responsabilité pour que l’idéal européen soit à nouveau d’actualité ». Jacqueline Irles, députée sur la quatrième circonscription s’est elle aussi félicitée à l’Assemblée Nationale de cette adoption, «Le traité simplifié proposé par le Président de la République et accepté par l’ensemble de nos partenaires européens est la solution pour sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle se trouve et faire face aux nouveaux défis internationaux qui l’attendent. Ce nouveau traité a tenu compte des inquiétudes exprimées par les Français lors du référendum et garantit entre autre de nombreux droits sociaux ».
Les députés et sénateurs catalans : Jean-Paul Alduy, Paul Blanc, Daniel Mach, Arlette Franco, François Calvet, Jacqueline Irles.
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