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Saint-Estève
Municipales
Jean-Jacques Vila, le troisième homme part en campagne

Deuxième ville de l’agglomération perpignanaise, la mairie de Saint-Estève reste très courtiser. L’élection municipale devrait même être un des points chauds dans le département tellement la bataille s’annonce indécise. Entre une gauche, en place, qui espère poursuivre son action et une droite, réconfortée par les bons résultats obtenus le printemps dernier sur la commune, un homme, Jean-Jacques Vila compte bien emporter la mise face aux deux principales formations politiques. Son crédo, « mettre un terme aux guéguerres politiques et aux affrontements blocs contre blocs qui minent l’expansion économique et sociale de la ville ». Son ambition, « réunir les stéphanois de toutes les couleurs politiques pour œuvrer dans l’intérêt communal ».
Son projet porte avant tout sur l’urbanisme « dont la conception du maire actuel est bien trop idéologique », pour cela il propose de redessiner la ville à l’échéance 2020. « Saint-Estève doit garder une taille humaine aussi bien par sa superficie que par sa population avec 15 000 habitants. Nous souhaitons implanter une ceinture verte autour de la ville afin de libérer les terrains constructibles à l’est et au sud. Construire aussi des logements adaptés à toute la population stéphanoise. Enfin, déplacer la mairie vers un point de convergence mieux accessible pour tous et ainsi redonner une identité cultuelle au cœur du village historique ». Ancien International français de rugby à XIII, il compte bien peser de tout son poids et jouer des coudes pour redonner à « la ville sa juste place dans la communauté d’agglomération sans se fâcher avec quiconque mais bien faire comprendre que nous n’avons pas à devenir à terme la banlieue de Perpignan, ni le parent pauvre de l’agglomération ». Autre priorité, la sécurité, « nous devons rétablir sans délai l’ordre républicain, en coordonnant et en optimisant les moyens de la gendarmerie et de la police municipale, et si besoin les renforcer. Une idée qui pourrait répondre aux problèmes avec les jeunes et que je soumettrais est que nous pourrions éviter les risques de délinquance en finançant pour chacun la participation à leur première activité sportive et culturelle ». Concernant l’éducation, il avoue que la ville n’a pas « de soucis majeurs sur la question » et il est fier « qu’une école laïque et catalane soit présente sur la commune ». Alors qu’il boucle sa liste pour le lancement de la campagne, il revendique sa singularité face à ces adversaires politiques, « un maire a besoin d’une équipe unie, compétente et complémentaire. Il doit être choisi en fonction de ses valeurs, de ses expériences et non, de sa couleur politique ». Candidat soutenu par le Modem, il ne devrait pas faire figurer pour autant de logo sur ses tracts et ses affiches de campagne.
Fait rare dans une élection, il sera opposé au 1er tour à son propre frère Robert Vila, candidat de l’UMP. Si Jean-Jacques Vila avoue qu’il n’a pas plus de lien politique avec la droite qu’avec la gauche, on peut imaginer qu’il aura du mal à ne pas répondre aux sirènes de l’UMP en cas où il ne franchirait pas le second tour, « la question ne se pose pas de toute manière, mon équipe et moi nous comptons bien nous battre pour gagner, c’est là, notre seule ambition ». Réponse le 9 mars…
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