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Perpignan
Solidarité - Soutien à Ingrid Betancourt
Ici aussi on soutient et on participe à la libération d’Ingrid Betancourt !
Vous aussi, vous pouvez participez au soutien pour la libération d’Ingrid Betancourt. Pétitions, dons, achats de matériels ludiques (t-shirts, badges, livres, affiches), écriture de lettres de soutien mais aussi se tenir informer sur l’actualité par des newsletters régulières, participer à des campagnes d’information et de soutien et à l’organisation d’évènements citoyens et participatifs. Les actions sont nombreuses pour « sensibiliser le grand public et les pouvoirs publics » sur le sort de l’otage franco-colombienne. Dans le département des Pyrénées-Orientales, deux femmes s’occupent d’organiser et de mettre en valeur ce soutien et cet engagement. Raymonde Melmou du côté du Barcarès et Claudine Vial à Argelès-sur-Mer. Pour Raymonde, solidaire dans ce combat depuis maintenant trois ans et qui a repris espoir depuis les preuves de vie des otages avoue qu’elle « se bat pour tous les otages retenus en Colombie. C’est vrai qu’on axe notre travail sur la situation d’Ingrid mais nous ne voulons pas oublier le sort de tous les otages ». Branchée sur Internet à longueur de journée comme le chanteur Renaud, pour avoir des nouvelles régulièrement sur la situation, elle compte bien poursuivre son combat jusqu’à la libération d’Ingrid, « nous essayons d’être le plus présent sur le terrain. Pour notre association, toutes les actions sont gratuites, on ne demande pas d’argent mais du temps et de la patience ». En ce moment, c’est le travail auprès des élus qui lui prend beaucoup de temps, « nous aimerions qu’un maximum de ville et de village de notre département fassent d’Ingrid Betancourt sa Citoyenne d’Honneur », c’est ce qu’elle est arrivée à faire à Saint-Laurent de la Salanque grâce à la volonté du maire Fernand Sire. « C’est une marque de respect importante et ceci alerte les citoyens de la ville sur le sort des otages ». Autre grand combat de l’association FICIB et relayé dans le département, l’écriture de message d’anonymes envers les otages, « c’est une très belle initiative. Chacun d’entre nous peut écrire un petit mot à Ingrid Betancourt, à Clara Rojas, aux civils, policiers et militaires qui attendent depuis des années un accord humanitaire. Ensuite l’association Aéropostale 3000 s’engage à les faire parvenir aux otages via l'Ambassade de Colombie et la Croix-Rouge Internationale. Une campagne lancée en Europe par la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, avec le partenariat de la ville de Chambéry ». Dans le département, Raymonde organisera milieu janvier un concert de soutien sur le Barcarès, « notre principal souci porte en ce moment sur la recherche d’un groupe qui aimerait nous soutenir et aider ainsi à contribuer à la solidarité aujourd’hui Internationale de soutien ». On n’en doute pas, les catalans et ses artistes ne seront pas en reste pour participer à cet effort.
Pour tous renseignements, Raymonde Melmoux : 06 16 03 42 09 et Claudine Vial (Argelès-sur-Mer) : 06 29 71 44 09

Que faire individuellement pour aider Ingrid et être ainsi des acteurs à part entière de ce combat ?
Utiliser les sites Internet et les liens proposés pour bien comprendre la situation.
Contacter un comité de soutien, éventuellement en créer un s’il n’en existe pas encore dans votre ville.
Participer aux actions engagées par les comités (évènements culturels, lobbying auprès des élus de votre commune).
Faire un don aux différents comités de soutien existants.
S’inscrire à la liste de distribution pour recevoir par courriel les nouvelles importantes (deux par mois en moyenne sauf évènement exceptionnel).
Se brancher régulièrement sur les sites Internet pour se tenir au courant de l’évolution de la situation. Un moyen pratique et ludique consiste à installer le site concerné comme page de démarrage de votre connexion Internet.
Ne pas hésiter à diffuser les informations à ses amis, ses connaissances, à son travail, pour leur demander de participer à cet effort de solidarité.
Pour les Webmasters, blogueurs, placez un bandeau promotionnel sur votre site.
Qui est Ingrid Betancourt ?
Le parcours de cette femme politique n’aura pas été un long fleuve tranquille. Salué par beaucoup en France et à l’étranger très tôt pour son courage politique et sa lutte contre la corruption et le trafic de drogue dans son pays de cœur, la Colombie. Ingrid Betancourt est retenue en otage depuis le 23 février 2002 par les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie), guérillas marxiste en lutte depuis de nombreuses années contre le pouvoir politique. Fille de diplomates colombiens, elle a passé la plupart de sa jeunesse à l’étranger et notamment en France où elle étudiera à sciences Po. En 1989, elle décide de rentrer dans son pays d’origine à la suite de l’assassinat du candidat à la présidentielle Luis Carlos Galán, « qui incarnait à ses yeux l’espoir d’un changement dans un pays miné par la corruption et les trafics de drogue et des années de guerre ». C’est à cet instant qu’elle décide de s’engager dans le combat politique avec son amie Clara Rojas pour « offrir une autre vision au peuple Colombien ». Elle met de côté sa vie tranquille de mère de famille expatriée pour revenir dans son pays et se battre pour en changer l'avenir. Elle est très vite élue député en 1994, puis sénatrice en 1998. « Elle condamne la corruption, la violence, se bat pour le développement régional, pour les plus démunis. Elle est menacée de mort à plusieurs reprises, échappe à un attentat. Elle est obligée d'expatrier ses enfants. Elle est régulièrement prise à partie par les journaux, les accusations les plus odieuses sont portées contre elles par ses pairs et relayées par des journalistes peu scrupuleux. Elle doit défendre plusieurs fois son honneur en public et en sort toujours blanchie ». En 1998, elle fonde son propre parti, "Oxygène", et se présente au Sénat. Elle est la candidate qui, contre toute attente, remporte le plus grand nombre de voix au niveau national. Elle est bientôt convaincue que la seule façon de changer le système est de se faire élire à la présidence en mai 2002. Elle démissionne donc de son poste de sénateur fin 2001, non sans lancer un retentissant "Lorsque je serai Présidente, je vous démissionnerai tous!" avant de quitter l'hémicycle. Le 23 février, tout au début de la campagne électorale, Ingrid et sa directrice de campagne, Clara Rojas, sont enlevées par les FARC sur la route de San Vincente…
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