Créer son blog



Bienvenue sur mon blog


"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou". Albert Camus

Journaliste indépendant dans les Pyrénées-Orientales. Vous trouverez dans ce blog mes papiers parus, mais aussi un max d'informations sur l'actualité culturelle, politique, sociale et économique dans le département.

 




24/04/2008 2:27
Dans l'Enfer de la Scientologie - Mercredi 23 avril 2008 (0 commentaire)

Dans l’enfer de la scientologie

Dans l’enfer de la scientologie 1.jpeg

Embrigadée à l’âge de 20 ans dans la secte, Mona Vasquez raconte dans un livre son quotidien à l’intérieur même de la scientologie et son combat pour en sortir. Résidente à Maureillas dans le département, elle a bien voulu avec nous revenir sur ces moments douloureux et nous donne à comprendre le phénomène sectaire dans sa cruauté la plus basique.

L’Hebdo Catalan : Comment vous êtes vous retrouvée face à la scientologie ?

Mona Vasquez : J’ai été repérée par la secte dans les années 80, j’étais alors étudiante aux Beaux-Arts de Toulouse et après mon bac littéraire je me suis de plus en plus intéressée aux grandes questions philosophiques, je n’étais pas dans une recherche de spiritualité puisque je suis issue d’une famille plutôt athée. Un ami m’a prêté un livre, « la dianétique de Ron Hubbard », j’ai voulu en savoir plus car si ce qui était dit dans livre était vrai, alors on pouvait participer à l’amélioration du monde et atteindre « un état de clair », tout ceci m’enchantée, j’ai alors pris à l’hameçon. Un numéro de téléphone était présent sur le livre, j’ai appelé et comme par hasard, le week-end suivant, j’ai pu participer à une formation. Ils avançaient masquer, je n’avais pas de raisons de me méfier. Vous savez, il ne prononce pas les mots propres à une secte, le gourou chez eux s’appelle le fondateur.

Quelles méthodes ont ils utilisées pour vous garder au sein de la secte ?

Se sont tout sauf des amateurs mais des professionnels de proxélitisme. Tout d’abord il vous délocalise de votre lieu de vie. La formation s’est déroulée à Angers, j’étais loin de chez moi et de ma famille puis j’étais enthousiasmée par cet état supérieur, j’ai réalisé plus tard que les thèses développées étaient piquées aux plus grands philosophes et psychologues et qu’ils mettaient à leur propre sauce. Pour revenir aux techniques, il y a en plus d’un isolement familial, un isolement du langage. Ensuite comme je n’avais pas d’argent, j’ai été utilisé comme main d’œuvre, pour les personnes riches, ils sont ambassadeurs. J’avais alors accès à des cours gratuits mais avec une reconnaissance de dette si je venais à quitter la scientologie.

Puis vous atterrissez au Danemark ?

Oui au siège de Copenhague pendant sept ans. Passés les premiers moments d'euphorie, ballottée entre la France et le Danemark, je vais découvrir le vrai visage de la scientologie. Une organisation manipulatrice, uniquement préoccupée par la rentabilité financière, qui joue sur la culpabilité des adeptes pour les retenir, en sacrifiant leur vie familiale et relationnelle, leur soutirant des sommes astronomiques pour des cours qui n'en finissent plus mais ne semblent jamais apporter les résultats escomptés. Vous savez dans la secte, si il vous arrive quelque chose de bien c’est grâce à la scientologie, si c’est quelque chose de mal, c’est de votre faute, ils font un vrai travail sur le sentiment de culpabilité. L’extérieur, c’est le « gibier à abattre », famille, amis, médias, journalistes, psychiatres sont à bannir de vos relations. J’ai alors essayer de m’enfuir à plusieurs reprises sans résultat.

Comment avez vous réussi à en sortir ?

J’ai eu de la chance, la secte nous avait obligé de faire des emprunts étudiants frauduleux pour financer le mouvement, la police a repéré le manège et au cours d’une vaste descente de police, je me suis retrouvée devant un juge d’instruction et en prison. J’ai été sauvée, se sont les vrais barreaux qui m’ont permis de m’enfuir des barreaux invisibles de la secte. Je suis tombée sur une juge d’instruction qui m’a sauvé la vie en m’interdisant formellement d’avoir des contacts avec les scientologues, sinon, elle me remettait en prison.

Vous n’en aviez pas fini alors avec la scientologie ?

Malheureusement non. Je suis sortie de ce moment ruiner financièrement et moralement. Comme je ne pouvait pas m’en sortir, j’ai entamé une grève de la faim au siège de la secte à Paris pour récupérer mon argent, un peu moins de 100 000 euros, sur une pancarte, j’avais écrit, « pour mes trois enfants, rembourser moi mon argent ». Après m’avoir fait miroiter un remboursement et comme les choses traînaient en longueur, j’ai du attendre qu’une caméra de France 2 vienne faire un reportage pour que dans les minutes qui suivent je sois remboursée entièrement de mon argent. Ils attendaient que je crève.

Dernièrement, une polémique est née en France sur des propos tenus par la chef de cabinet de Nicolas Sarkozy qui suggérée que les sectes étaient un « non problème ».

Oui et cela ne m’a pas étonné une seconde. Ils ont une faculté d’infiltration extraordinaire et en douceur. Mais pas uniquement chez les politiques. Dans la formation professionnelle, mais aussi ils savent récupérer tous les drames de la terre, ils sont dans des associations masquées pour le recrutement comme celles d’aide aux anciens drogués ou encore pour les élèves en difficultés dans le système scolaire avec des écoles privées. Aujourd’hui s’est devenu une véritable multinationale, très riche et bien plus malin que l’Etat. Il s’en moque même de la longueur de l’administration à réagir face à leur mouvement, le pouvoir et l’argent leurs permettent d’avoir toujours une longueur d’avance. C’est aussi pour ça que je témoigne à travers mon livre afin que dans le futur, on prenne plus au sérieux ces drames que causent la scientologie, c’est tout sauf un « non problème », ce livre se veut un garde-fou. Si nombreux sont les êtres en recherche de lumière et si nombreux sont les marchands d'illusion et de souffrances profondes.

Et Satan créa la scientologie, Mémoires d’une rescapée, Edition à compte d'auteur, prix : 20,50 euros. A commander sur http://mona.ateliere.free.fr





21/03/2008 16:05
Site Internet (0 commentaire)

Le site Internet du journal :

http://www.hebdocatalan.com/





27/02/2008 10:59
L'Hebdo Catalan demain jeudi dans les kiosques (0 commentaire)

L'Hebdo Catalan sortira exeptionelement jeudi 28 février au lieu de mercredi 27 février.





25/02/2008 22:55
Suspiction de propos et gestes nazis lors d'un match de ligue 1 (0 commentaire)

Après l'affaire Ouaddou le weekend dernier (le joueur de Valenciennes a reçu plusieurs insultes racistes provenant de la tribune du FC Metz), Jacquy Ancel, directeur de la sécurité du FC Metz aurait entendu et vu des gestes "pas très nettes" de la part de supporter messins. "A la fin du match, les joueurs (de Metz) ont lancé à leurs supporteurs leur T-shirt (portant le message "Tous unis contre le racisme. Plus jamais ça !", ndlr) et certains (spectateurs) les auraient rejeté sur la pelouse en tenant des propos "nazillons"» et en faisant «des gestes» de même nature, a-t-il indiqué, soulignant toutefois que «rien ne figure dans la vidéo» du match. Les spectateurs en question pourraient être issus d'un groupuscule prénommé «La Faction», connu pour son extrémisme. «Je vais mener mon enquête et contacter tous les stadiers», a-t-il ajouté. (AFP)


23/02/2008 17:29
Simon Fourcade, un perpignanais à la poursuite du rêve Olympique - L'Hebdo Catalan - Mercredi 20 février 2008 (0 commentaire)

Perpignan

Sport

Simon Fourcade, un perpignanais à la poursuite du rêve Olympique

Perpignan - Simon Fourcade, un perpignanais la poursuite du rêve olympique.jpg

Crédit photo : Agence Zoom Photos

Ce n’est peut être pas le sportif français le plus connu de l’hexagone mais pour beaucoup, il représente l’avenir du ski nordique français. Spécialiste du biathlon, Simon Fourcade, 23 ans, est un des grands espoirs de la France pour les prochains Jeux Olympiques qui se dérouleront à Vancouver en 2010. Le perpignanais, quadruple champion du monde junior est le digne héritier des plus grands biathlètes français après Patrice Bailly-Salins et Raphaël Poirée. A l’occasion des Championnats du Monde qui se sont tenus en Suède, le jeune espoir français n’a pas déçu, 20e du sprint, il passe tout près de sa première médaille mondiale au cours du 20km avec une très prometteuse 4e place. Enfin, il termine 5e avec l’équipe de France de relais. « J’aurais signé tout de suite pour ces résultats, maintenant je suis déçu de n’avoir pas accroché une médaille ». Ce n’est que partie remise, à 23 ans, il a tout pour être une des révélations des prochains jeux olympiques. Militaire comme la plus part de ces camarades biathlètes, il a du quitté sa ville natale et la Catalogne pour les Alpes et Villard-de-Lans afin d’avoir des conditions d’entraînement optimum. Son quotidien, « les stages, les avions qui nous amènent au quatre coins de l’Europe nordique pour les courses. L’Eté, quand il y a plus de neige, on troque les skis pour des patins afin de pouvoir s’entraîner toute l’année ». Il n’est pas le seul de sa famille à pratiquer ce sport au plus haut niveau, son petit frère, Martin, 19 ans l’a rejoint dans les Alpes où il a intégré l’équipe de France junior. Il caresse le doux rêve de rejoindre son frère dans les années à venir sur les circuits de Coupe du Monde.

 

Qu’est ce que le Biathlon ?

Le biathlon est une discipline olympique depuis 1960. C’est un sport d’hiver qui combine le ski de fond et le tir à la carabine. Popularisé en France par la carrière de Raphaël Poirée, quatre fois vainqueur du Globe de Cristal. Ce sport a connu un nouvel élan médiatique à l’occasion des derniers Jeux Olympiques d’hiver à Turin en 2006 avec deux médailles d’Or françaises de Vincent Defrasne et Florence Baverel. Le biathlon se compose en plusieurs courses, le sprint (contre-la-montre avec 2 séances de tirs), la poursuite (course en ligne où les coureurs partent un à un en fonction de leur résultat obtenu au cours du sprint), le 20km (contre-la-montre avec 4 séances de tirs), la Mass Start (les 35 meilleurs du classement de la Coupe du Monde partent ensemble pour une course de 15km avec 4 séances de tirs), enfin le relais par équipe (relais de quatre fois 7,5 km avec deux tirs pour chacun des relayeurs). Concernant le tir, pour chaque cible ratée, le biathlète doit, soit effectuer un tour de pénalité, soit se voit concéder une pénalité de temps. Le biathlon est pratiqué principalement dans les pays d’Europe, d’Amérique du Nord et en Chine.


14/02/2008 9:04
Forum après Bac 2008 - L'Hebdo Catalan - Mercredi 13 février 2008 (0 commentaire)

Perpignan

Enseignement

Bilan Forum Bac 2008

 

Les étudiants de Perpignan jugent leur faculté

Vous êtes sur le point d’être bachelier et vous voulez vous inscrire à l’université de Perpignan, vos enfants s’interrogent sur la fac, un de vos proches aimeraient s’y inscrire à la rentrée prochaine, voici quelques témoignages recueillis sur le campus d’étudiants perpignanais.

 Perpignan - forum bac 2008 1.jpg

Qualité de l’enseignement

La faculté de droit reste une référence. Pour Marie et Sarah, « tout est fait pour que nous puissions faire nos travaux de recherche dans les meilleures conditions », de plus, ici, les professeurs sont reconnus autant pour leur talent professionnel et pédagogique. Mais elles préviennent les futures bacheliers, « ça va les changer du lycée, le travail à faire est énorme et les études sont longues ».

Yassin, étudiants en 2e année de tourisme savoure « la qualité de l’enseignement, les professeurs ont de réelles compétences et savent nous les transmettre. De plus les qualités touristiques de la région me confortent dans mon choix d’étude, j’ai de nombreux débouchés qui s’offrent à moi ».

 

Charge de travail

Le passage du lycée à l’enseignement universitaire est selon beaucoup d’étudiants tout sauf une partie de plaisir. Pour Kahima, en 1er année de Biologie, « on est lâché dans la jungle ». Marlène va dans le même sens et avoue « qu’il ne faut pas venir à la fac les mains dans les poches, faut être motivé sinon on perd vite le fil ». Sébastien, étudiants en sciences physiques confirme, « il faut bosser, surtout en science, pendant et en dehors des cours, c’est sûr pour certains cela peut paraître déboussolant au début, c’est un rythme particulier à prendre. Pour les bacheliers qui auraient peur de cette nouvelle cadence de travail, je leur conseillerais de s’orienter plus vers une formation du type BTS, qui est plus proche du rythme qu’ils connaîtront au lycée ».

 

Condition de travail

Le plus pour Kahima, c’est que les professeurs sont assez accessibles contrairement aux autres grandes facultés françaises. « Nous avons un professeur pour dix étudiants, cela favorise les relations dans le travail ». Le principal casse tête reste la gestion de l’emploi du temps, « un vrai gruyère, déséquilibré, ce qui nous obligent à une véritable gymnastique pour gérer la semaine de travail ». Pour Julie, la vie étudiante est particulièrement « agréable, pour une petite ville comme Perpignan, on a touts ce qu’il faut pour étudier et s’épanouir culturellement, que se soit la bibliothèque, les activités sportives et culturels de la maison des étudiants, nous avons les moyens pour se former dans les meilleurs conditions ». Seul regret dans la bouche de tous les étudiants interrogés, la vétusté de certains bâtiments et le « froid hivernal » qui règne dans certaines salles de cours.

 

Débouchés professionnels

C’est souvent le reproche qu’on donne à la faculté, les débouchés professionnels sont incertains, surtout en ce qui concerne les sciences humaines et sociales. Pour Youssef, « rien ne vaut la formation professionnelle si on veut trouver assez rapidement un boulot. Pour la faculté, ça ne sert à rien de faire 2, 3 ans d’étude, quitte à venir, il est bien de prévoir de longues études ».

 

Une étude montre que le forum  du parc des Expositions a répondu aux attentes des lycéens

Des étudiants du BTS tourisme du lycée Léon Blum ont évalué le forum en interrogeant plus d’une centaine de jeunes venus recueillir des informations au palais des expositions. Une très large majorité du panel, soit 95% avouent « que le forum a répondu en partie à leurs attentes », 17% en revanche n’ont pas eu les renseignements qu’ils étaient venus chercher. Autre phénomène observé reste la quantité non négligeable (25%) de lycéens de première à venir au forum, comme quoi la demande est forte chez ces jeunes à avoir le maximum d’informations et le plus tôt possible pour certains. Enfin l’étude montre que comme l’année dernière, se sont les filles qui en majorité viennent assister au forum.

 

Une filière qui participe au rayonnement culturel régional

Perpignan - forum bac 2008 3'.jpg

C’est une des formations originales que propose l’université de Perpignan en lien avec le Conservatoire Nationale de Région Perpignan Méditerranée. Un diplôme de pédagogie musicale destiné à former les futurs professeurs de musique. Il est ouvert à tous les étudiants, quel que soit leur niveau musical et prépare aux concours de l’enseignement. Le cursus est de deux ans peut aussi permettre d’acquérir de solides notions dans l’organisation d’évènements culturels et la création d’association. « L’enseignement se veut pluridisciplinaire, Les cours regroupent les techniques d’expression écrite et orale, l’histoire de l’art, des études analytique et musicologique à partir des grandes œuvres de l’histoire de la musique, études des pédagogies et socio-économiques du monde de la musique et du spectacle, enfin une étude sur la connaissance du répertoire et du matériel pédagogique. Un stage, à partir de la 2e année de formation au conservatoire de Perpignan permet aux étudiants de se confronter à la réalité de l’enseignement en classe ».

L’inscription à la formation s’effectue en juillet au CNR de Perpignan, 1 rue des Joglars. Malheureusement, contrairement au 3e cycle, les étudiants ne peuvent bénéficier de bourses d’études. Le prix de la formation reste néanmoins accessible et variable en fonction de la condition sociale de l’étudiant.

Tél : 04 68 66 34 34

Site Internet : http://www.perpignanmediterranee.com/ rubrique conservatoire.


01/02/2008 12:21
Le gouvernement fait machine arrière - L'Hebdo Catalan - Mercredi 30 janvier 2008 (0 commentaire)

Rivesaltes – Théza

Enseignement

 

Le gouvernement fait machine arrière

Rivesaltes Théza - Le gouvernement fait machine arrière 3.jpg

 

L’annonce par le gouvernement et du ministère de l’agriculture de la fermeture de plusieurs classes des lycées agricoles de Rivesaltes et de Théza en fin d’année 2007 avait provoqué une véritable levée de boucliers (édition du 19 décembre 2007). Elèves, enseignants, parents, élus locaux avaient vivement protesté contre une « réforme qui ne prenait pas en considération la situation des lycéens, du territoire des Pyrénées-Orientales et du service public de l’enseignement ». Le gouvernement a donc décidé de revoir sa copie, aujourd’hui, seul le bac viticulture sera gelé à la rentrée prochaine. Pour Christophe Groell, enseignant à Théza, la nouvelle est « un soulagement pour toute la communauté éducative, que se soit pour nous, les enseignants mais également les élèves, parents. La mobilisation générale et l’union sacrée auront porté leurs fruits, nos projets reprennent enfin du sens et nous allons pouvoir nous consacrer pleinement à l’avenir de nos élèves, et c’est bien là le plus important ».

Le combat continu

 

Maintenant, la communauté enseignante devra faire preuve de beaucoup de pédagogie pour informer les parents et les élèves de ce revirement gouvernemental. « Suite aux menaces de suppression de classes qui ont été particulièrement médiatisées, de nombreux parents restent encore dans l'incertitude la plus totale. Beaucoup de personnes intéressées par nos formations pour leurs enfants, nous ont fait part de leur inquiétude et de leur frilosité à inscrire leurs enfants, dans nos établissements. La situation semble être donc globalement ambiguë, pour le public. Aujourd'hui, il est donc absolument nécessaire de communiquer à nouveau, pour lutter contre ces représentations ». A cet effet, une réunion d’information sous la forme d’un forum se tiendra le jeudi 31 janvier de 15h à 19h. « Elle sera destinée aux élèves et à leurs parents concernant les classes de premières et de terminales des deux lycées agricoles ». L’objectif étant d’aider concrètement les jeunes à s’orienter, en répondant le mieux possible à leurs interrogations. Pour l’occasion, des anciens élèves, récemment diplômés et aux parcours professionnels variés viendront en débattre avec les lycéens. « Nous avons prévu des ateliers pour présenter nos formations BTS (Production horticole, Industries agro-alimentaires et Technico-commercial Produits alimentaires) qui constituent dans 94 % des cas un passeport pour une véritable insertion professionnelle. Nous présenterons les opportunités d'emplois dans la région et en France, dans l'agriculture et dans l'agroalimentaire au sens large. A la suite de ce forum, les journées portes ouvertes du samedi 29 Mars 2008, seront également un temps fort de la vie du lycée. Ce moment privilégié permettra de présenter toutes nos activités, et de remercier les élus, les professionnels, les usagers, et les élèves, qui ont tous défendus un service public de qualité ».

 

Pour toute information complémentaire vous pouvez vous rendre sur le site Internet des lycées agricoles : http://www.eplea66.educagri.fr/


30/01/2008 11:29
L'Hebdo Catalan (0 commentaire)

Bonjour

Vous habitez dans les PO, vous participez à la vie de la cité, n'hésitez pas à me contacter pour la réalisation d'un papier sur vous, votre association, vos initiatives, .......

Vous pouvez me joindre par téléphone : 06 08 23 85 04, par mail : julienmarion@hotmail.com


28/01/2008 15:31
3000 visiteurs pour le mois de janvier (0 commentaire)

Je tiens à remercier l'ensemble des personnes qui sont venues faire un saut plus ou moins rapide sur mon blog puisque j'ai atteint plus de 3000 visiteurs pour le seul mois de janvier. Après seulement deux mois d'existence, c'est pas mal et j'espère continuer à améliorer son fontionnement.

Merci à tous

Julien


28/01/2008 9:11
Rivesaltes - Le devoir de Mémoire - L'Hebdo Catalan - mercredi 23 janvier 2008 (2 commentaires)

Rivesaltes - Histoire

 

Le devoir de Mémoire

Construit en 1938, le camp de Rivesaltes est un des sites du département le plus chargé en histoire, témoin des années noires du XXe siècle, de l’inhumanité à la barbarie, de l’exclusion à l’internement. Situé sur une plaine entre étangs et montagnes, à quelques kilomètres de Perpignan, au bord de la voie ferrée, on se demande aujourd’hui pour combien de temps encore les baraquements du camp, ces vestiges seront présents. Faut-il nettoyer les lieux ? Oublier cette mémoire, est-il possible de traverser cette plaine sans se poser de question ? En faire un lieu où il ne se serait rien passé ? Ou bien faut-il en faire un endroit où la mémoire des hommes et des femmes passés dans ce camp restent à tout jamais, faut-il en faire un musée, un mémorial pour les générations futures ? A travers le récit des commémorations du 14 janvier, des témoignages recueillis et de l’histoire chronologique du camp Joffre de Rivesaltes, nous participons à notre juste mesure au devoir de Mémoire et à faire naître le débat sur la possibilité de construire un mémorial.

 

Histoire du camp Joffre de Rivesaltes 1.jpg 

Regarder l’histoire en face

 

Pour la troisième année, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales a commémoré l’histoire du camp Joffre de Rivesaltes. L’ambition de cette journée est double, commémorer et présenter le projet du mémorial.  Pour Christian Bourquin, le site doit « être un espace de référence de l’histoire de l’internement en France, à travers la mémoire du camp et les conséquences des conflits qui ont précipité dans ce lieu des « étrangers » considérés par l’Etat, comme indésirables. Espagnols, juifs, tsiganes, harkis, victimes de l’exclusion et de l’internement. Notre projet repose sur trois piliers de réflexion et d’action, tout d’abord, la recherche scientifique, c'est-à-dire la restitution et le partage de cette connaissance avec le public sur cette page sombre de notre histoire française et européenne. Ensuite, une mission pédagogique et éducative, chargée de diffuser cette connaissance et susciter un questionnement sur les thématiques présentées et la relation à l’histoire et aux mémoires. Enfin, une approche sensible et différente, grâce à l’art qui lui aussi permet d’interroger le passé ». Cette ambition historique est forte, volontairement centrée sur les mémoires des victimes et des témoins du camp sans oublier que le site gardera sa vocation pédagogique à destination des générations futures.

 

Mais voilà, deux obstacles de tailles, étrangement liés, bloquent la construction du camp. Le premier reste le silence de l’Etat français dans son soutien au projet, surtout du point de vue financier. Il est vrai, le projet est couteux, environ 15 millions d’euros et malgré l’apport important du département, de la région et de l’institution européenne, Christian Bourquin se refuse de commencer la construction du mémorial tant que l’Etat n’aura pas apporté sa pierre à l’édifice. Deuxième obstacle, le temps qui passe. Laissé à l’abandon depuis 1970, le camp de Rivesaltes souffre de l’usure du temps alors, beaucoup de personnes s’impatientent de voir traîner les choses en longueur.

 

Introduction 1.jpg

Loin de cette polémique financière, les commémorations du 14 janvier dernier sont chargées d’émotion. Personne n’a été oubliée, l’ensemble des communautés est présent à la tribune au côté du président du Conseil Général, sans oublier les nombreux élèves des collèges et des lycées de notre département. Christian Bourquin commence son discours par une anecdote singulière et son rapport à ce projet de mémorial, « quand j’ai pris la présidence du conseil général, il y a dix ans, mon prédécesseur, au moment de la passation des pouvoirs avait complètement vidé son bureau, ce qui est normal à la fin d’un mandat. Il ne restait plus rien sur les armoires, les étagères. Seule une feuille était placée en évidence sur le bureau, c’était le projet de rasage du camp de Rivesaltes. Je pense qu’il a voulu m’adresser un message. La première décision politique de ma présidence aura été de refuser ce que pour beaucoup de monde était devenu une évidence. Le projet d’un mémorial voit alors le jour. On commence à prendre contact avec les associations représentant des communautés internées dans le camp et on voit se multiplier la création de projets pédagogiques. En 2000, un conseil scientifique est conçu avec à sa tête Denis Peschanski afin de réaliser un musée mémorial du camp de Rivesaltes, il était indispensable pour nous que l’ensemble des communautés soit réuni sous une même vision et approche historique. Sur les 350 hectares que compte le camp, nous avons acheté 42 hectares à l’Etat pour la réalisation du mémorial. Les travaux de conception seront réalisés par un architecte de renom en la personne de Rudy Ricciotti et devrait se terminer en 2010 avec l’ouverture au public. Malheureusement, les chantiers de construction n’ont toujours pas commencé et malgré le soutien de la région et de l’union européenne. Nous attendons l’apport financier de l’Etat français. Ils doivent comprendre que c’est l’histoire de France qui est présente et qui a marqué ce camp, un des plus importants du sud de la France ».

 

En attendant le début des travaux, le camp de Rivesaltes reste un des sites historiques les plus fréquentés du département. Près de 4500 personnes avaient visité les ruines en septembre dernier à l’occasion des journées du patrimoine. Les initiatives sont alors lancées comme celle des jeunes du Lycée Léon Blum (BTS tourisme)  qui réalisent un film sur la mémoire du camp à des fins pédagogiques. Un cinéaste reconnu, Nicolas Ribowski décide même dernièrement de faire un film sur l’histoire du camp et de ses occupants. « On regarde l’histoire en face afin que cet héritage commun reste entre les mains des générations futures, c’est notre devoir de mémoire ».

 

Regarder l'histoire en face 5.jpg 

Témoignages

 

Malheureusement, beaucoup de témoins de la vie à l’intérieur du camp ne sont plus là pour en parler. Des personnes, en tout cas restent bien vivantes et décidées à ce que l’histoire du camp de Rivesaltes ne tombe à jamais dans l’oubli. Charles Lastmann, 72 ans est l’un d’entre eux. Arrivé au camp à l’âge de 5 ans, il a bien voulu se remémorer ces difficiles années d’exil en notre compagnie.

« Je m’appelle Charles Lastmann, je suis né en 1935 à Leipzic en Allemagne. Notre famille a été très tôt victime de l’antisémitisme en Allemagne et durant la nuit de Cristal en 1938, nous avons été chassé et prié de quitter le pays. Après un bref séjour en Belgique avant qu’elle ne soit envahit par les troupes allemandes, nous avons atterrit à Toulouse mais comme nous n’avions pas de papiers, nous avons été arrêté et conduit au camp de Rivesaltes en février 1941 en compagnie de dix personnes de ma famille. J’avais cinq ans. Je garderais à jamais ces pénibles souvenirs dans ma mémoire. Très tôt, j’ai été séparé de mon père et je suis resté avec ma mère. Nous étions dans l’îlot B ; je me souviens des barbelés, ces baraques sommaires, les gardes français qui si ils ne montraient pas forcément beaucoup de brutalités, étaient comme beaucoup de gens à l’époque méprisant envers les juifs et les tsiganes. Les conditions d’hygiènes étaient innommables, la distribution des boulettes de pain ne se faisait pas sans heurts et cris, les gens se battaient pour trois miettes, ma mère allait même jusqu’à récupérer les épluchures de pomme de terre des gardiens pour nous faire une soupe. Je garderais à jamais le souvenir de ce vent glacial. Ma grand-mère est morte dans le camp du typhus, un de mes oncles est devenu fou devant de tels traitements. Je garde des souvenirs des autres enfants, notamment gitans qui étaient traités à la même enseigne, nous jouions souvent ensemble pour passer le temps. Petit à petit, j’étais devenu rachitique et couvert de vermine puis j’ai eu la chance d’être sorti du camp par l’œuvre des Secours à l’Enfance, qui m’ont amené à la maternité d’Elne et qui m’a remis d’aplomb. J’y suis resté deux mois avant de partir pour la Creuse, puis ensuite la région lyonnaise où mes parents m’avaient rejoint. Ils m’ont confié alors à une famille de paysans. C’est gens là m’ont sauvé la vie, il faut le dire, durant toute cette période, nous avons aussi trouvé des gens adorables, anonymes pour la plupart qui nous apportés de l’aide et qui ont sauvés la vie de milliers de personnes. A la Libération, je retrouve ma mère alors enceinte mais pas mon père, disparu dans un camp en Allemagne ». Charles Lastmann est revenu dans le camp de Rivesaltes, une première fois en 1988, et aujourd’hui lors de la commémoration annuelle du 14 janvier dernier. « C’est difficile, les souffrances du passé sont toujours au plus profond de moi, c’est tout sauf un lieu de pèlerinage ».

Témoignages 1.jpg 

De là à ce que le camp soit rasé et effacé des mémoires, il se le refuse. « C’est l’histoire de France, nous n’avons pas été les seuls à souffrir, les espagnols, les tziganes et plus tard les harkis, raser ce camp, se serait effacer des mémoires toutes ces souffrances. Je crains que le mémorial ne voie jamais le jour malgré touts les efforts faits par le président du Conseil Général. Cela aurait du être fait depuis bien longtemps, plus on attend, plus le temps fera son effet sur les hommes et les femmes, victimes de l’internement. Je me demande encore combien de temps les baraquements tiendront avant de tomber intégralement en ruines». Charles Lastmann en veut à Nicolas Sarkozy de ne pas faire le moindre effort dans ce sens, « il s’en moque, il n’a pas vécu cette histoire contrairement à Chirac, mais je veux garder l’espoir que ce camp puisse devenir un jour un mémorial et un musée pour qu’on oublie jamais ce qu’il s’y est passé, nous ne devons pas avoir honte de regarder en face notre histoire commune ».

 

Paul Niedermann fut lui aussi déporté et transféré dans le camp de Rivesaltes. Pour lui, « aucun livre ne pourra un jour raconter l’horreur de la vie au camp ». Il passa plus de deux ans à Rivesaltes avant d’être sauvé comme Charles Lastmann par l’association Œuvre de Secours aux Enfants. Il vécut une véritable Odyssée à travers la France, d’une cachette à l’autre. Plus tard il séjourna aussi quelques temps à Izieu, autre maison d’enfants bien connue depuis le procès Barbie. Plus près de la fin de la guerre, il réussit toujours avec l’aide de l’OSE, à se réfugier en Suisse. Il y survécut jusqu’à la fin de la guerre, mais perdit toute sa famille dans les camps de la mort. Après la guerre, il travailla lui-même avec des enfants plus jeunes, eux aussi orphelins, pendant trois ans. Lors de la création de l’état d’Israël en 1948 par l’ONU, les enfants qui n’avaient plus leur famille, trouvèrent en général refuge là-bas. Aujourd’hui, Paul Niedermann témoigne dans de nombreuses écoles en France, en Allemagne ou encore aux Etats-Unis pour que les jeunes générations n’oublient pas cette partie de l’histoire afin qu’elles puissent veiller, dans quelque temps, à ce que de tels faits ne se reproduisent jamais. « La semaine dernière, j’ai profité de mon passage dans le département pour témoigner aux jeunes générations nos conditions de vie de l’époque. J’ai été agréablement surpris de l’écoute donc j’ai bénéficié auprès des élèves du collège de Saint-Exupéry. On doit bien comprendre que dans dix ans, je ne serais plus là pour raconter notre histoire. Un jour, il n’y aura plus de témoins directs de la souffrance des camps alors se sera aux jeunes générations de prendre le relais ».

Histoire du camp Joffre de Rivesaltes

Repères chronologiques et historiques du camp de Rivesaltes :

 

1935 : l’Etat français évoque la genèse d’un projet de camp militaire à Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales.

1936 : Début de la Guerre d’Espagne.

1938 : L’armée française décide de la construction du camp. « Mais rien ne prédestinait à ce qu’il devienne un jour un camp d’internement ».

Janvier 1939 : deux ans après le début de la guerre d’Espagne, la ville de Barcelone est prise par les partisans du dictateur Franco. C’est la « Retirada », nom qu’on donne à la retraite des républicains espagnols. Face à ce flux important, l’Etat français décide de placer une bonne partie de ces réfugiés dans le camp de Rivesaltes.

Septembre 1939 : début de la seconde guerre mondiale

22 juin 1940 : défaite de l’armée française et signature de l’armistice

14 janvier 1941 : le camp devient le « Centre d’Hébergement de Rivesaltes ». Espagnols, Juifs et Tsiganes s’y retrouvent internés. Mais aussi des français arrêtés pour nomadisme, indigence ou comme simple opposants politiques. Une « pléiade » de lois internes réduisant leur liberté est adressée dés leur arrivée. Après son immatriculation, l’interné se voit retirer tous ses papiers d’identité afin de le dissuader de tout projet d’évasion. La vie au camp est ainsi codifiée par des horaires de lever, de coucher, de travail éventuellement mais aussi par des appels quotidiens. Afin de maintenir une vie acceptable, des associations caritatives obtiennent l'autorisation de s'occuper des internés. C'est durant cette période qu’un petit groupe de femmes vont s’évertuer à faire sortir du camp des femmes enceintes pour les faire accoucher à la maternité d'Elne. Cet établissement devient un véritable havre de paix pour ces femmes et ces enfants, d'autant plus qu'ils étaient le plus souvent mis en contact avec des résistants.

20 janvier 1942 : conférence de Wannsee, pendant laquelle est décidée l’organisation de l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis.

Mars 1942 : début de la déportation des Juifs de France.

Août 1942 : Deux ilots (K et F) deviennent le « Centre National de Rassemblement des Israélites ». Certains partent pour Drancy, certains arrivent à s’évader, d’autres trouvent la mort dans des conditions inhumaines de froid ou de faim mais aussi de maladie comme le typhus.

Novembre 1942 : l’Allemagne envahit la « zone libre », le camp se transforme alors en base militaire.

Eté 1944 : à la Libération, le camp devient « un centre de séjour surveillé de Rivesaltes puis « dépôt n°162 de prisonniers de guerre Allemand ».

Début 1948 : le camp retrouve sa vocation militaire.

1954-1962 : Guerre d’Algérie

1962 : Accords d’Evian, marquant la fin de la guerre d’Algérie et sa décolonisation. Des milliers d’Harkis et leurs familles sont rapatriés dans des conditions « inhumaines » et cantonnés dans les camps. « Ces militaires maghrébins au service de la France sont contraints à l’exil pour éviter les représailles qui ne manqueraient pas de s’abattre sur eux en Algérie s’ils restaient. Seulement quelques dizaines de milliers furent évacués vers le continent. Les autres, abandonnés à leur sort sont exécutés avec leur famille par les autorités algériennes. Le chiffre de ces victimes est aujourd’hui difficile à établir ; probablement prés de 200 000 personnes furent tuées. Les réfugiés arrivent au camp Joffre à la fin de l’été 1962. Les baraques ne suffisant pas à loger tout le monde, des tentes militaires sont installées pour pallier le manque de logements ». Les dernières familles quitteront les lieux en 1970.

1970 : Le camp fut ensuite confié au 24e régiment d’infanterie de Marine de Perpignan. Depuis le départ de ce régiment le camp Joffre est grandement laissé à l'abandon.

Histoire du camp Joffre de Rivesaltes 2.jpg


21/01/2008 10:33
Soutien à Ingrid Betancourt - L'Hebdo Catalan - Mercredi 9 janvier 2008 (1 commentaires)

Perpignan

Solidarité - Soutien à Ingrid Betancourt

Ici aussi on soutient et on participe à la libération d’Ingrid Betancourt !

Vous aussi, vous pouvez participez au soutien pour la libération d’Ingrid Betancourt. Pétitions, dons, achats de matériels ludiques (t-shirts, badges, livres, affiches), écriture de lettres de soutien mais aussi se tenir informer sur l’actualité par des newsletters régulières, participer à des campagnes d’information et de soutien et à l’organisation d’évènements citoyens et participatifs. Les actions sont nombreuses pour « sensibiliser le grand public et les pouvoirs publics » sur le sort de l’otage franco-colombienne. Dans le département des Pyrénées-Orientales, deux femmes  s’occupent d’organiser et de mettre en valeur ce soutien et cet engagement. Raymonde Melmou du côté du Barcarès et Claudine Vial à Argelès-sur-Mer. Pour Raymonde, solidaire dans ce combat depuis maintenant trois ans et qui a repris espoir depuis les preuves de vie des otages avoue qu’elle « se bat pour tous les otages retenus en Colombie. C’est vrai qu’on axe notre travail sur la situation d’Ingrid mais nous ne voulons pas oublier le sort de tous les otages ». Branchée sur Internet à longueur de journée comme le chanteur Renaud, pour avoir des nouvelles régulièrement sur la situation, elle compte bien poursuivre son combat jusqu’à la libération d’Ingrid, « nous essayons d’être le plus présent sur le terrain. Pour notre association, toutes les actions sont gratuites, on ne demande pas d’argent mais du temps et de la patience ». En ce moment, c’est le travail auprès des élus qui lui prend beaucoup de temps, « nous aimerions qu’un maximum de ville et de village de notre département fassent d’Ingrid Betancourt sa Citoyenne d’Honneur », c’est ce qu’elle est arrivée à faire à Saint-Laurent de la Salanque grâce à la volonté du maire Fernand Sire. « C’est une marque de respect importante et ceci alerte les citoyens de la ville sur le sort des otages ». Autre grand combat de l’association FICIB et relayé dans le département, l’écriture de message d’anonymes envers les otages, « c’est une très belle initiative. Chacun d’entre nous peut écrire un petit mot à Ingrid Betancourt, à Clara Rojas, aux civils, policiers et militaires qui attendent depuis des années un accord humanitaire. Ensuite l’association Aéropostale 3000 s’engage à les faire parvenir aux otages via l'Ambassade de Colombie et la Croix-Rouge Internationale. Une campagne lancée en Europe par la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, avec le partenariat de la ville de Chambéry ». Dans le département, Raymonde organisera milieu janvier un concert de soutien sur le Barcarès, « notre principal souci porte en ce moment sur la recherche d’un groupe qui aimerait nous soutenir et aider ainsi à contribuer à la solidarité aujourd’hui Internationale de soutien ». On n’en doute pas, les catalans et ses artistes ne seront pas en reste pour participer à cet effort.

Pour tous renseignements, Raymonde Melmoux : 06 16 03 42 09 et Claudine Vial (Argelès-sur-Mer) : 06 29 71 44 09

Perpignan- soutien Betancourt.jpg

Que faire individuellement pour aider Ingrid et être ainsi des acteurs à part entière de ce combat ?

 

Utiliser les sites Internet et les liens proposés pour bien comprendre la situation.

Contacter un comité de soutien, éventuellement en créer un s’il n’en existe pas encore dans votre ville.

Participer aux actions engagées par les comités (évènements culturels, lobbying auprès des élus de votre commune).

Faire un don aux différents comités de soutien existants.

S’inscrire à la liste de distribution pour recevoir par courriel les nouvelles importantes (deux par mois en moyenne sauf évènement exceptionnel).

Se brancher régulièrement sur les sites Internet pour se tenir au courant de l’évolution de la situation. Un moyen pratique et ludique consiste à installer le site concerné comme page de démarrage de votre connexion Internet.

Ne pas hésiter à diffuser les informations à ses amis, ses connaissances, à son travail, pour leur demander de participer à cet effort de solidarité.

Pour les Webmasters, blogueurs, placez un bandeau promotionnel sur votre site.

 

Qui est Ingrid Betancourt ?

 

Le parcours de cette femme politique n’aura pas été un long fleuve tranquille. Salué par beaucoup en France et à l’étranger très tôt pour son courage politique et sa lutte contre la corruption et le trafic de drogue dans son pays de cœur, la Colombie. Ingrid Betancourt est retenue en otage depuis le 23 février 2002 par les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie), guérillas marxiste en lutte depuis de nombreuses années contre le pouvoir politique. Fille de diplomates colombiens, elle a passé la plupart de sa jeunesse à l’étranger et notamment en France où elle étudiera à sciences Po. En 1989, elle décide de rentrer dans son pays d’origine à la suite de l’assassinat du candidat à la présidentielle Luis Carlos Galán, « qui incarnait à ses yeux l’espoir d’un changement dans un pays miné par la corruption et les trafics de drogue et des années de guerre ». C’est à cet instant qu’elle décide de s’engager dans le combat politique avec son amie Clara Rojas pour « offrir une autre vision au peuple Colombien ». Elle met de côté sa vie tranquille de mère de famille expatriée pour revenir dans son pays et se battre pour en changer l'avenir. Elle est très vite élue député en 1994, puis sénatrice en 1998. « Elle condamne la corruption, la violence, se bat pour le développement régional, pour les plus démunis. Elle est menacée de mort à plusieurs reprises, échappe à un attentat. Elle est obligée d'expatrier ses enfants. Elle est régulièrement prise à partie par les journaux, les accusations les plus odieuses sont portées contre elles par ses pairs et relayées par des journalistes peu scrupuleux. Elle doit défendre plusieurs fois son honneur en public et en sort toujours blanchie ». En 1998, elle fonde son propre parti, "Oxygène", et se présente au Sénat. Elle est la candidate qui, contre toute attente, remporte le plus grand nombre de voix au niveau national. Elle est bientôt convaincue que la seule façon de changer le système est de se faire élire à la présidence en mai 2002. Elle démissionne donc de son poste de sénateur fin 2001, non sans lancer un retentissant "Lorsque je serai Présidente, je vous démissionnerai tous!" avant de quitter l'hémicycle. Le 23 février, tout au début de la campagne électorale, Ingrid et sa directrice de campagne, Clara Rojas, sont enlevées par les FARC sur la route de San Vincente…


21/01/2008 10:29
La région comptera plus de 3 Millions d’habitants avant 2025 - L'Hebdo Catalan - Mercredi 9 janvier 2008 (0 commentaires)

Perpignan - Recherche

La région comptera plus de 3 Millions d’habitants avant 2025

 

Une étude de l’INSEE met en avant le dynamisme démographique de notre région, les projections tendent à prouver que nous atteindrons près de 3 300 000 habitants à l’horizon 2030 avec une croissance de 1% par an. Fait rare en France, l’ensemble des territoires profiterait de ce mouvement, plaçant ainsi notre région comme étant la plus attractive et la plus dynamique en termes de croissance démographique. La principale cause étant les prévisions de migration, surtout au niveau de la capitale régionale. Elle représenterait plus de 92% de cette augmentation. Le solde naturel (comparaison naissance-décès) diminuerait  mais resterait positif jusqu’en 2030.  L’attractivité du département de l’Hérault et de sa capitale reste une des meilleures explications même si aucun des cinq départements ne devraient voir sa population diminuée.

 

Quelles ont été les méthodes utilisées pour le calcul de ces projections ?

L’INSEE utilise un modèle nommé Omphale. Il consiste à simuler l’évolution des effectifs par sexe et par âge de la population d ‘une zone à partir de trois composantes : la natalité, la mortalité et les migrations de population. Des quotients sont calculés à partir des composantes démographiques et des effectifs,  et par les tendances passées. Cette projection ne prend en compte des modifications toujours envisageable de l’environnement de chaque zone (impact du foncier, politiques publiques, modifications des comportements migratoires).

 

Pourquoi trois scénarios ?

En premier, l’étude propose un scénario tendanciel qui prolonge les comportements observés de 1990 à 2005. Deux autres scénarios alternatifs pour tenir compte des aléas de la conjoncture. Un qui se veut prudent en partant notamment de l’hypothèse que le prix du foncier freinerait l’arrivée de nouveaux  migrants. Un autre scénario « optimiste », basé sur l’hypothèse que la région et ses départements réussiraient leur mutation économique. Ces trois scénarios arrivent toutefois aux mêmes conclusions, seules les fourchettes de population varient.

 

Projection pour le département :

 

Les Pyrénées-Orientales resteraient le département le plus dynamique derrière l’Hérault. Seul point noir, le nombre de décès reste supérieur à celui des naissances. Ce déficit continuerait à s’aggraver dans les 25 prochaines années. Le département doit son dynamisme démographique (entre 0.8 et 1.1% de croissance par an) par la part là aussi des migrants qui rejoignent nos territoires. A l’horizon 2030, la population serait de plus de 540 000 habitants contre 422 000 aujourd’hui. Toutes les classes d’âges verraient leur population augmentée, les moins de 20 ans passant de 94 000 à 114 000 habitants mais seraient moins représentatif (22.3 en 2005 contre 21% en 2030) tout comme les « actifs » (20-59 ans) passant de 50% aujourd’hui à 44% en 2030.

La région comptera plus de 3 Millions d’habitants avant 2025-2.png

 

Quelle est la place des séniors selon ces calculs démographiques ?

L’allongement de l’espérance de vie et l’arrivée de la génération baby-boom entraînent une forte augmentation des séniors (plus de 60 ans). Sa part augmenterait de 2% par an d’ici 2030 pour passer de 90 000 à 144 000. Mais se sont les personnes de plus de 80 ans qui connaîtrait la plus forte croissance et surtout vers 2020-2030.

 

Tableau récapitulatif - Evolution de la population pour les Pyrénées-Orientales par tranche d’âge à partir du scénario tendanciel de l’INSEE.

 

 

Population  2005 (en milliers d’habitants)

Pourcentage et représentativité en 2005 (en %)

Population projetée en 2030 d’après le scénario tendanciel (en milliers d’habitants)

Pourcentage et représentativité en 2030 (en %)

Taux de variation annuel croisant 2005-2030  (en %)

Moins de 20 ans

94

22.27

114

21.07

0.9

20-59 ans

212

50.24

238

43.99

0.6

60-79 ans

90

21.33

144

26.62

2.0

80 ans et plus

26

6.16

45

8.32

2.3

Ensemble

422

100

541

100

1.1

 

 


26/12/2007 18:54
3 millions d'habitants en Languedoc-Roussillon avant 2025 (0 commentaires)
L'Insee et la région Languedoc-Roussillon ont rendu public une étude démographique qui d'après trois méthodes tend à confirmer que notre région dépassera les 3 millions d'habitants avant 2025. Les études les plus dynamique donne ce chiffre pour l'année 2021. La croissance démographique étant dans notre région la plus élevée de France.

21/12/2007 23:00
La grogne monte dans les lycées publics professionnels - L'Hebdo Catalan - Mercredi 19 décembre 2007 (0 commentaires)
Perpignan
Enseignement

La grogne monte dans les lycées publics professionnels

La grogne monte dans les lycées publics professionnels.JPG
L’annonce par le ministère de l’agriculture d’une baisse de 3% de la dotation concernant les lycées professionnels du département et ce pendant cinq ans a été accompagné d’une levée de boucliers des acteurs concernés. Parents d’élèves, enseignants, élèves, élus des collectivités territoriales se sont mobilisés ces derniers jours pour alerter le ministre des m&ea